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Le Brésil Dans Un Tournant Historique
Vous n’êtes sans doute pas sans ignorer tout le tumulte qui secoue le Brésil depuis ces derniers mois. La destitution de Dilma Roussef, la situation économique qui a fait entrer le pays dans la pire récession de son histoire.

Cependant, la presse internationale ne met guère en avant les véritables enjeux et tenants de cette effervescence. Nous nous trouvons face à une importante « fraude de la communication » par rapport à la situation réelle sur place.

C’est une accumulation de décisions économiques et politiques désastreuses qui a conduit à la destitution de Dilma Roussef.
Le bouleversement actuel n’est en fait que l’écho d’un système de corruption et de manœuvres d’intérêt qui gangrènent depuis toujours le paysage politique brésilien.

Comme vous le savez, Dilma Roussef a récemment été accusée de corruption dans le scandale Petrobras qui avait éclaté en 2014, mais les rouages de cette affaire sont bien plus anciens qu’imaginés.
Il faut savoir qu’avant d’être à la tête du pays en 2010, elle avait été ministre de l’énergie puis présidente du conseil d’administration du groupe pétrolier Petrobras pendant sept années. Il est alors difficile d’appréhender l’idée que Dilma Roussef, dans cette position, n’était au courant de rien.

Face à ces malversations, plus de trois millions de brésiliens ont manifesté cette année dans les rues de 400 villes du pays afin de réclamer le départ de la présidente.
Cependant cette masse de révolte n’en est pas à sa première sortie, cela fait plusieurs années que l’indignation grandit au sein du peuple brésilien.

Depuis 2013, il exprime un vif rejet de l’administration en place. Un mécontentement général tant au niveau des dérives économiques que du système politique.
Le parti politique de Dilma Roussef, le Parti des travailleurs, a lors de ces dernières années instauré de nombreuses actions allant à l’encontre des valeurs familiales et chrétiennes qui guident la grande majorité de la population.

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La théorie du genre, le mariage pour tous, ainsi que le PNDH-3 (chartre des droits de l’Homme qui tente de se mettre en place et qui nie avec force les racines chrétiennes du pays), font partie de ces dispositions pour lesquelles une grande partie du peuple brésilien se positionne en désaccord et a réagi dans les rues, mais dont on ne fait aucune mention dans nos journaux.

En 2013, à Brasilia, 40 000 personnes ont répondu à l’appel de l’Eglise et se sont rassemblées sur l’Esplanade des Ministères pour protester contre le mariage homosexuel, en défense des valeurs familiales. Un sondage réalisé en 2015 par une agence d’étude a révélé que 49% de la population est contre cette loi, 21% y est indifférente et seulement 30% l’approuve.
Ce ne sont là que des exemples parmi d’autres.

Au cours de la même période, le Brésil a également subit une fraude à la « bolsa familia », qui est un programme destiné à lutter contre la pauvreté avec une aide aux familles, notamment pour l’éducation.
Ce sont plus de 2.5 milliards de reais entre 2013 et 2014, soit plus de 750 millions d’euros, qui ont été détournés et versés à des personnes décédées, des fonctionnaires, des entrepreneurs dans le but notamment de financer les campagnes électorales. Et de fait, ce sont des milliers de familles dans le besoin qui ont été injustement privées de cette aide indispensable pour offrir une éducation à leurs enfants.

Mais les familles en difficultés ne sont pas les seules à être victimes des écarts du gouvernement. Ce que nous ne savons pas en France, c’est qu’un prisonnier au Brésil touche un salaire de 915 reais, en comparaison le salaire minimum d’un travailleur n’est que de 622 reais…
A cela s’ajoute les dépenses saugrenues effectuées pour les évènements sportifs tels que la coupe du Monde en 2014 et plus récemment les Jeux olympiques de cet été, alors qu’elles seraient plus utiles et mieux justifiées si elles étaient consacrées au social, à la santé et à l’éducation. D’autant plus qu’il faut noter que plus de 25% de la population vit sous le seuil de pauvreté, plus de douze millions de personnes vivent dans les favelas.

C’est ce climat qui a poussé des millions de personnes dans les rues ces dernières années, manifestant leur désaccord, beaucoup d’entre elles priant sur les pavés. Et ce mouvement s’est accentué au fil des années, au fil des dérives de plus en plus marquées jusqu’à prendre l’ampleur que l’on connait aujourd’hui.

Voilà le tableau du paysage brésilien dans son ensemble, tel qu’il est vécu au quotidien.

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